Le Centre Panrusse d’étude de l’opinion publique publie une nouvelle étude sur les affiliations religieuses des Russes. La dernière datait de 2019.
Depuis lors, le nombre de Russes se disant « orthodoxes » a baissé de 6 points, à 57%, poursuivant le mouvement déjà observé précédemment.
Selon Roman Lunkin, directeur du Centre des études sur la religion et la société à l’Institut de l’Europe de l’Académie des sciences de Russie, cette baisse vient du fait que nombre de Russes qui se disaient « orthodoxes » par atavisme culturel et national découvrent qu’en fait ils ne le sont pas.
En revanche le nombre de jeunes qui se disent orthodoxes est en hausse, de 23% en 2019 à 29% aujourd’hui.
Roman Lunkin suggère que cela est dû au fait qu’il y a de plus en plus d’églises, avec notamment un jeune clergé qui fait connaître la religion à ceux qui s’y intéressent.
La proportion de « pratiquants » parmi les Russes qui se disent « orthodoxes » a considérablement progressé, de 7% à 15%. (Par « pratiquants » on entend les gens inscrits et actifs dans une paroisse. C’est une notion difficilement comparable avec celle de la pratique dans l’Eglise latine, car la vénération des icônes est pour les orthodoxes un sacrement, une véritable pratique, même quand on ne fréquente l’église que pour les grandes fêtes. Le fait que la proportion de « pratiquants » attachés à une paroisse ait plus que doublé montre que la vénération domestique des icônes conduit de plus en plus à la fréquentation de l’église.)