Josep Borrell i Fontelles, socialiste espagnol, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité commune et donc vice-président de la Commission européenne, a déclaré hier à Bruxelles lors d’une réunion de la « Commission spéciale sur l’ingérence étrangère dans l’ensemble des processus démocratiques de l’Union européenne, y compris la désinformation » (mais oui, ça existe) :
« J’ai vu sur les écrans de télévision ces jeunes Africains dans les rues de Bamako avec des pancartes disant : « Merci Poutine. Tu as sauvé le Donbass et maintenant tu vas nous sauver ». C’est choquant. On peut penser que ces gens-là ne savent pas où se trouve le Donbass, que peut-être ils ne savent même pas qui est Poutine. »
Le plus haut responsable de la politique étrangère de l’UE se livre publiquement, ès qualité, à une sortie raciste caractérisée, et les professionnels de l’antiracisme observent un silence absolu, et donc absolument complice. Il en est de même d’Ursule et de toute la clique bruxelloise.
Mais le propos se répand comme une traînée de poudre en Afrique. Et si Borrell croit que c’est bon pour la politique extérieure de l’UE, c’est qu’il est encore plus stupide que raciste.