Diana Iovanovici-Șoșoacă, sénatrice de Iasi en Roumaine, présidente du parti « d’extrême droite » SOS Roumanie, a fait parler d’elle à plusieurs reprises, notamment pour avoir vigoureusement protesté contre la dictature covidienne, pour ses positions anti-UE et anti-américaines, pour sa demande véhémente de récupérer les territoires roumains occupés par l’Ukraine…
Candidate à la prochaine élection présidentielle roumaine, les sondages la donnent en troisième position alors qu’elle avait fait 1% en 2019. Au début de sa campagne elle déclare : « Ma stratégie pour l’avenir est établie par Dieu, comme elle l’a toujours été jusqu’à présent. Elle consiste à reconquérir la souveraineté et l’indépendance de la Roumanie, et à assurer un niveau de vie décent aux Roumains en encourageant l’économie nationale. »
Et la voilà devenue député européen. Elle a immédiatement fait scandale, lors de la réélection de la présidente du Parlement, en rayant ouvertement tous les noms sur le bulletin et en inscrivant des slogans contre l’aide à l’Ukraine, contre l’idéologie LGBT et contre « la dictature de l’UE ».
Lors de sa première intervention dans l’hémicycle, elle a déclaré : « Il y a des démons au Parlement européen, tout comme au Parlement roumain. J’amènerai un prêtre pour consacrer les bureaux et les autres locaux. C’est mon droit d’exprimer ma foi religieuse. J’ai déjà apporté de l’encens, de la myrrhe et une icône de sainte Paraskeva. »
Bravo. On en redemande…
Addendum
Lorsque Valérie Hayer a demandé à Ursule « de faire tout (son) possible pour inscrire le droit à l’IVG dans la Charte européenne des droits fondamentaux», Diana Iovanovici-Șoșoacă a bruyamment protesté, et elle s’est fait sortir du Parlement manu militari. Elle avait déjà osé protester, et se mettre une muselière, pendant le discours d’Ursule réinstallée par les députés.