Annalena Baerbock, ministre allemande des Affaires étrangères, a fait retirer le crucifix de la « Salle de la paix » (où fut signé le traité de Westphalie) de l’hôtel de ville de Münster pour le temps de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7. La croix date de 1540. Personne jusqu’ici ne l’avait enlevée ou demandé à l’enlever. Depuis 1540 tous les conseillers municipaux de Münster prêtent serment devant elle.
C’est une nouvelle triste première de l’Occident apostat.
Mais tout cela s’accélère. Il y a deux jours, Claudia Roth (verte comme l’autre), déléguée du gouvernement pour la Culture et les Médias, a fait part de son projet consistant à recouvrir les inscriptions bibliques sur la coupole du Bundestag. Car ces inscriptions ne sont pas assez « weltoffen » (ouvertes sur le monde, cosmopolites) et sont donc inappropriées. Elle travaille sur un « projet artistique de superposition temporaire de l’inscription reconstruite avec des textes alternatifs, de commentaire et de réflexion ».
Les inscriptions avaient été choisies par Frédéric-Guillaume IV : « Il n’y a de salut en aucun autre, et il n’y a aucun autre nom donné aux hommes, que dans le nom de Jésus, à la gloire de Dieu le Père. Qu’au nom de Jésus tous les genoux fléchissent, dans les cieux, sur la terre et sous la terre. »
Elles ont été restaurées en 2020. Déjà il y avait eu des protestations, et la Fondation Forum Humboldt pour le Palais de Berlin avait fait apposer une plaque disant : « Toutes les institutions du Forum Humboldt se distancient expressément de la prétention à l’exclusivité et à la domination du christianisme qu’exprime l’inscription. »
Mais cela ne suffit pas aux furies vertes anti-chrétiennes.
L’archevêque de Berlin Mgr Heiner Koch a fait opportunément remarquer que le propos de saint Paul était qu’il ne fallait s’agenouiller que devant Dieu et pas devant l’empereur de Rome, et que ce message était toujours d’actualité : « Les hommes ne doivent s’incliner que devant Dieu et ne doivent rendre cet honneur à aucun pouvoir terrestre », ce qui fonde la liberté humaine.
Mais les furies vertes ne veulent justement pas s’incliner devant Dieu. Elles croient que la liberté est d’être l’esclave des idéologies de la culture de mort, et que pour cela il faut éradiquer ce qui reste du christianisme.