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Chronique des cinglés

L’école primaire publique Tàber de Sarrià de Barcelone a retiré de sa bibliothèque 200 livres accusés par la « commission du genre » de ne pas promouvoir une « vision égalitaire ».

Parmi ces livres, Le petit chaperon rouge, La belle au bois dormant, la Légende de saint Georges.

C’est le tiers des livres qui est ainsi mis hors de portée des enfants. Ils pourront être lus par des enfants plus grands auxquels on aura inculqué l’« esprit critique » de la pensée unique : ces ouvrages doivent être « contextualisés car de nos jours ils n’ont plus aucun sens et sont totalement hors de propos ».

D’autres écoles sont en train de procéder à la même purge.

Réaction de Santiago Absacal, le chef de Vox : « Ils sont fous. »

Aberrations en cascade

Une « grève des écoliers », c’est aberrant. La grève est la cessation du travail par des salariés. Les écoliers ne sont ni salariés ni autonomes. Ils peuvent faire l’école buissonnière, pas grève.

Dans une société normale on sermonne ou on sanctionne des enfants qui font l’école buissonnière. Aujourd’hui on s’incline ou on s’extasie devant des enfants qui bafouent les autorités naturelles ou déléguées.

Deuxième aberration : ils font grève « pour le climat ». Ce qui ne veut absolument rien dire et ne peut avoir aucune conséquence. Bénéfique. Sur le climat. (Mais peut en avoir une, mauvaise, sur leur développement intellectuel et psychologique, et civique.)

Troisième aberration, couronnement de l’aberration : des députés norvégiens présentent pour le prix Nobel de la Paix la gamine qui a lancé (que des tordus ont fait lancer) cette « grève de l’école pour le climat »…

En Hongrie

Le président hongrois Janos Ader a signé hier les amendements à la loi sur l’enseignement supérieur qui devrait obliger l’« université Soros » à fermer.

Dimanche, quelque 70.000 personnes (dont bon nombre payées par Soros comme d’habitude) ont manifesté à Budapest pour défendre la « liberté académique ».

Vera Jourova, commissaire européen à la Justice, s’est félicitée de cette mobilisation et a demandé aux Hongrois de résister au gouvernement Orban.

La Commission européenne doit débattre demain 12 avril des amendements hongrois. Selon Vera Jourova le texte ne cible qu’une seule université et donc sa base juridique est bancale.

Vera Jourova ment, comme c’est son métier d’eurocrate. Certes, l’objectif politique immédiat est d’expulser l’université Soros, mais la loi édicte des principes qui s’appliquent à toutes les universités étrangères, après une inspection qui a montré des dysfonctionnements dans la plupart d’entre elles.

La loi exige désormais que l’université étrangère ait un campus dans son pays d’origine. Le fait que l’université américaine Soros n’ait aucune activité aux Etats-Unis est bien la preuve qu’il s’agit d’abord d’une ingérence de Soros dans son pays natal.

Vera Jourova devrait aussi vérifier si un Soros a le droit d’ouvrir une université chez elle à Prague. Car en France, n’en déplaise à nos inquisiteurs « démocrates » qui s’en prennent au gouvernement hongrois, c’est interdit. Le directeur d’une université doit être de nationalité française. Or le président et recteur de la Central European University est un Canadien, Michael Ignatieff (ancien président du parti libéral).

Toujours pire à Notre-Dame

L’an dernier, l’université Notre-Dame (Indiana), avait honoré de la Laetare Medal le vice-président américain Joe Biden, militant de l’avortement et du pseudo mariage entre personnes de même sexe.

Cette année, elle sera conférée (le 21 mai) au prêtre jésuite Gregory Boyle.

Ce prêtre avait dénoncé l’opposition des évêques au soi-disant mariage lors du référendum californien, puis il avait dit que s’opposer à ce « mariage » c’est « diaboliser des gens ».

Il est connu aussi pour avoir déclaré que l’enseignement de l’Eglsie concernant l’ordination sacerdotale des femmes est « honteux, absurde et malhonnête ». Ceux qui s’y opposent sont simplement « effrayés qu’on ordonne des femmes ».

Et il s’est moqué, à la télévision, de la doctrine catholique concernant la communion aux personnes mariées hors de l’Eglise.

La Laetare Medal est la plus prestigieuse décoration « catholique » américaine. Elle est décernée à un catholique « dont le génie a ennobli les arts et les sciences, illustré les idéaux de l’Eglise et enrichi le patrimoine de l’humanité ».

Haro sur la Hongrie (comme d’habitude)

Cette fois, le gouvernement hongrois est accusé de s’en prendre aux « libertés académiques ». Parce qu’il a fait adopter par le Parlement une loi qui devrait rendre impossible le maintien en Hongrie de l’université créée et financée par George Soros.

On sait que le gouvernement hongrois fait à juste titre la chasse aux multiples organisations de George Soros, qui véhiculent la pire idéologie mondialiste et mortifère sous couvert de « droits de l’homme ». De pseudo-organisations de la société civile, comme dit le ministre des Capacités humaines Zoltan Belog, et « nous nous sommes engagés à empêcher leurs activités par tous les moyens légaux possibles ».

Or, en procédant à l’inspection des diverses universités étrangères installées en Hongrie, il a découvert de nombreuses irrégularités : défaut de partenariat hongrois, absence d’accréditation des programmes, délivrance de certificats qui ne sont pas de vrais diplômes… Et la pire d’entre elles est celle de Soros, dont l’existence même est problématique : elle s’appelle Central European University, et il y a aussi à Budapest une université appelée Közép-európai Egyetem : les deux noms sont identiques : en français Université d’Europe centrale, et c’est une même université, en double : l’une qui est agréée par l’Etat, l’autre qui est une sorte d’alien.

Parmi les dispositions de la nouvelle loi il y a l’obligation pour l’université privée d’avoir un campus dans son pays d’origine. Or ce n’est pas le cas de celle de Soros, ce qui montre bien qu’il s’agit strictement d’une ingérence dans les affaires hongroises.

Ce qu’on oublie de préciser est que les 27 autres universités étrangères installées à Budapest ne sont pas du tout menacées, et qu’il n’y a donc aucune menace sur les « libertés académiques ».

En réalité, a souligné le Zlotan Belog, « nous sommes confrontés à de puissants milieux d’affaires, car nous ne devons pas nous faire d’illusions, l’enseignement supérieur ce sont aussi des affaires ».

Suite aux critiques formulées par un porte-parole du gouvernement allemand, le porte-parole du gouvernement hongrois a jugé regrettable que les mensonges de George Soros puissent tromper un gouvernement aussi respecté et responsable, et il a ajouté que cette critique est « particulièrement intéressante » si l’on sait que, compte tenu des lois allemandes, l’université de George Soros ne pourrait pas s’installer en Allemagne…

Selon Euractiv, « les villes européennes tendent la main à l’université Soros de Budapest » : elles sont prêtes à accueillir l’université. Les villes ? Toutes les villes ? En réalité UNE ville : Vilnius.

Il y a eu à Budapest une manifestation pour défendre « la liberté de l’éducation ». La photo que publie Euractiv est intéressante, quand on sait qu’il n’y a pas d’immigration en Hongrie. Ce n’était pas une manifestation hongroise…

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Louvain : il est viré

Stéphane Mercier a été discrètement licencié par l’Université catholique de Louvain. Le licenciement, prononcé sans motif le 31 mars, a pris effet le 1er avril.

Le premier communiqué de l’université a disparu du site… Je l’avais repris in extenso. Il a été supprimé parce qu’il est inexact que « le droit à l’avortement est inscrit dans la loi belge », et parce que de partout on leur demande quelles sont donc exactement « les valeurs portées par l’université » qui sont à ce point en contradiction avec la condamnation de l’avortement.

On lira avec intérêt l’entretien de Stéphane Mercier avec Jeanne Smits que publie Réinformation.tv.

Langues vivantes

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J’avais vaguement entendu parler du projet de « la » ministre marocaine de l’Education nationale française de donner des cours d’arabe à l’école primaire. En me disant que c’était sans doute pour la progéniture de ses congénères. Mais voici que ça m’arrive dans la figure, dans un petit village du Centre Bretagne.

Mon petit-fils est revenu chez lui avec un formulaire, dont « l’objet » est son « inscription à un enseignement optionnel de langue vivante étrangère dans le premier degré ».

Langue vivante étrangère. Vous avez le choix entre… l’arabe, et le turc.

On dirait qu’il y a comme une discrimination, non ? Ou alors l’anglais, l’allemand et l’espagnol sont devenus des langues mortes. Ou moins vivantes que celles de l’islam… Et pourquoi pas le breton, qui est pourtant une langue étrangère pour le ministère jacobin (islamo-jacobin) ?

Et où vont-ils trouver des professeurs d’arabe et de turc par ici ? C’est le délire idéologique de fonctionnaires dhimmis qui veulent déjà intégrer nos enfants à l’oumma…

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Une tradition, qu’il disait…

En 2009, l’invitation faite à Barack Obama par l’université Notre-Dame (Indiana) de prononcer une allocution lors de la remise des prix avait fait scandale. Une pétition avait recueilli 367.000 signatures pour demander à la direction de l’université de ne pas inviter le président du mariage des invertis et de l’avortement. Le président de l’université, le Père John Jenkins, avait répondu que c’était une tradition d’inviter le président des Etats-Unis, et que cela devait donc se faire. Et cela se fit.

Aujourd’hui, le président en exercice est Donald Trump. Donc cette année c’est Donald Trump qui va venir prononcer l’allocution.

Euh… Non. Ce sera Mike Pence, le vice-président. Le P. Jenkins l’annonce ainsi : « Il est naturel que, pour le 175e anniversaire de notre fondation sur le sol de l’Indiana, Notre-Dame donne la parole à un fils qui en est natif, qui a servi notre Etat et qui sert maintenant la nation avec un calme sérieux, une conviction morale et un dévouement au bien commun caractéristiques des vrais hommes d’Etat ».

On comprend bien entendu que Donald Trump est le contraire de tout cela, et c’est bien ce que pense la direction de l’université. C’est pourquoi ce qui était en 2009 la tradition de cette université catholique, quand il s’agissait d’inviter un président œuvrant activement contre la morale naturelle, ne l’est plus quand il s’agit d’inviter le président qui s’engage à défendre la loi naturelle.

Il est vrai que l’université Notre-Dame, entre temps, avait invité Ruth Ginsburg (de la Cour suprême), et surtout honoré de la Laetare Medal (la plus prestigieuse décoration catholique américaine) le vice-président Joe Biden : tous deux militants de la culture de mort.

Il est vrai aussi qu’il y a officiellement un groupe homosexuel à l’université (« un grand pas en avant », avait dit le P. Jenkins) mais que la direction a refusé la constitution d’un groupe favorable au mariage chrétien, que la participation du groupe des invertis à la Marche nationale pour l’égalité (le droit au mariage sodomite) en octobre 2009 avait été financée par l’université, qu’un éminent professeur a dû retirer son soutien à un site créé par d’anciens étudiants s’inquiétant de la dérive de l’université…

Ainsi va la plus prestigieuse université catholique des Etats-Unis, dirigée par les pères de Sainte-Croix…

Corée du Nord

Un instituteur de Malicornay, dans l’Indre, a été suspendu par l’inspection académique pour avoir abordé avec ses élèves des passages de la Bible.

L’instituteur a été dénoncé par une lettre anonyme. Une inspection a été diligentée, qui a conduit à la suspension sans préavis de l’instituteur.

Le maire d’une commune voisine, président du regroupement pédagogique intercommunal (RPI), juge la sanction disproportionnée, car l’enseignant est très apprécié de la quasi-totalité de ses élèves et de leurs parents. Il déplore également que ni lui ni le maire de Malicornay n’aient été avisés de cette procédure…

Même le secrétaire départemental du Snuipp-FSU, tout en considérant que si les faits sont avérés l’instituteur doit être « recadré », conteste une mesure exceptionnellement sévère qui ne peut viser qu’à « faire un exemple ».