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Sainte Marie-Madeleine de Pazzi

Le dimanche 10 juin, après avoir reçu la très Sainte Communion, je vis Jésus plein d’amour qui, doucement me disait : Ma fille, donne-moi ton cœur (Pt 23,26). Aussitôt, Il prit mon cœur et le mit dans le sien, et, me parlant avec un très grand amour, Il me dit : « Ma petite fille, je ne veux point te rendre ce cœur avant qu’il ne soit tout pur, pur et plein d’amour pur, afin qu’au jour de ton jugement particulier, lorsque je le présenterai à mon Père éternel, Il l’accepte et le reçoive, et qu’il Lui soit spécialement agréable en raison du lieu où je le garde.

Tous les saints aussi seront en grande fête et allégresse, comme tu le sais, ma bien-aimée, selon ce qu’on lit aujourd’hui dans l’Évangile : que moi, Dieu, ainsi que les saints et les anges, festoyons et nous réjouissons pour une seule âme de pécheur qui se convertit et revient à la vraie pénitence. Et sais-tu, ma petite fille, à quel point je fête cette âme et m’en réjouis ? Mon amour pour une seule âme est si ardent que pour la faire revenir à moi, je priverais tous mes élus du bonheur qu’ils éprouvent en moi, sans toutefois leur ôter la grâce. S’il était possible, j’en priverais même les saints, pour la donner tout entière à une seule âme. Mais ce n’est ni possible ni nécessaire.

Et sais-tu encore, ma petite colombe, comment j’aime ces âmes qui reviennent à moi et me réjouis en elles ? Comme tu le ferais si l’un de tes membres, atteint d’une infirmité, à force de soins se trouvait guéri. Tu t’en réjouirais, en mènerais grande fête et l’aimerais plus que les autres membres, parce qu’ayant été malade il serait redevenu sain. Tu ne laisserais point cependant d’aimer beaucoup les membres qui n’auraient jamais eu de mal, mais pour cet autre tu serais plus joyeuse fête et manifesterais plus de joie. C’est ainsi que j’agis lorsque l’âme malade du péché en vient au repentir et guérit ».

Et Jésus ajouta : « Sais-tu encore de quelle façon ma petite épouse ? Comme agirait un homme qui ayant deux vêtements blancs, dont l’un taché, ferait disparaître complètement la tache en la lavant. Ne crois-tu pas qu’il éprouverait satisfaction et allégresse en voyant qu’il peut le porter et s’en servir ? Ceci ne veut pas dire qu’il n’aime et ne mette plus volontiers le vêtement qui n’eut jamais de taches. Certes oui, il en est plus heureux et s’en réjouit davantage. Je n’agis pas autrement, car si je célèbre et fête l’âme d’un pécheur qui vient à se repentir, cette âme salie par la tache affreuse du péché, il n’est pas moins vrai que je recours plus volontiers à celles qui jamais n’ont eu souillure de péché. Ces âmes qui lavent les taches de leurs péchés dans les eaux de la pénitence, je les aime et les reçois avec plus d’allégresse, mais crois bien que les autres, qui sont demeurées pures, me sont plus chères, que j’en ai plus d’estime et les aime beaucoup plus.

Les 40 jours d’extases, 15.

Chœur

L’hymne des chérubins, chanté par le chœur des troupes du génie des forces armées de la Fédération de Russie « Pour la foi et la patrie », lors de la divine liturgie célébrée par le patriarche Cyrille dimanche dernier à la cathédrale patriarcale de la Résurrection du Christ – l’église principale des forces armées de la Fédération de Russie.

A son arrivée, le patriarche a été salué par le nouveau ministre de la Défense Andreï Beloousov, comme on le voit au tout début de cette vidéo, et à la fin de la divine liturgie il lui a offert une icône de la Mère de Dieu, comme on le voit sur celle-ci (à 2h 16’40).

Géorgie

Comme prévu, le Parlement géorgien a définitivement adopté la loi qui oblige les ONG et médias à indiquer leurs financements étrangers. Par 84 voix contre 4.

Josep Borrell a immédiatement dit « profondément regretter » ce vote, appelant la Géorgie à « revenir fermement sur la voie de l’UE ». Car l’UE « a souligné à plusieurs reprises que la loi adoptée par le Parlement géorgien allait à l’encontre des principes et des valeurs fondamentales de l’UE ». Et d’ajouter bien sûr la menace de sanctions : l’UE et ses Etats membres « examinent toutes les options »…

Car les pays n’ont qu’un droit : celui d’obéir à leurs maîtres de Washington, Londres et Bruxelles. Et c’est très mal de demander à M. Soros et aux autres manipulateurs d’opinion de révéler combien ils donnent pour manipuler l’opinion géorgienne.

Et pour inverser la vérité. Un député d’opposition affirme que le parti Rêve géorgien « sait qu’il perdrait le pouvoir si les élections étaient libres et équitables ». Car les élections ne sont libres et équitables que si elles sont sous l’influence des puissances étrangères. Telle est leur conception de la démocratie. Ouvertement, sans fard.

Back in the USSR…

Cela va-t-il devenir un titre de rubrique ? En tout cas voici encore une nouvelle de Pologne qui nous ramène aux temps soviétiques. Le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, membre du parti au pouvoir, ordonne le retrait des croix, des images de saints et de tous autres symboles religieux de tous les bureaux et locaux municipaux. Tous les événements organisés devront être exempts de toute prière et de toute référence religieuse. (Ce qui ne s’applique pas, naturellement, aux drapeaux et symboles LGBT dont le maire est un ardent militant.)

Pour tenter de justifier son injustifiable tyrannie clairement contraire à la Constitution polonaise, Rafal Trzaskowski ne craint pas de s’appuyer sur un article d’une loi du temps du communisme…

Acharnement

Päivi Räsänen, ancien ministre de l’Intérieur de Finlande, ancienne présidente du parti chrétien-démocrate, est poursuivie depuis 2020 pour « incitation à la haine ». Parce que en 2019 elle a osé critiquer la participation officielle de l’Eglise (luthérienne) de Finlande à la gay pride, en publiant sur les réseaux sociaux des citations de la Bible sur les relations sexuelles contre nature et en accusant son Eglise d’« élever la honte et le péché au rang de sujet de fierté ».

Elle fut interrogée pendant 13 heures au total par la police.

En première instance elle a été acquittée.

Le parquet a fait appel. En appel elle a été acquittée.

Aujourd’hui le procureur d’Etat la renvoie devant la Cour suprême…

Son avocat irlandais, d’ADF International, déclare :

Cette affaire marque un tournant dans l’histoire de la censure rampante en Europe. Dans une nation occidentale démocratique, en 2024, personne ne devrait être jugé pour sa foi. Pourtant, tout au long des poursuites engagées contre Päivi Räsänen et l’évêque Pohjola, nous avons assisté à quelque chose qui s’apparente à un procès pour « hérésie », où des chrétiens sont traînés devant les tribunaux pour avoir des croyances qui diffèrent de l’orthodoxie officielle de l’époque. L’insistance de l’État à continuer ces poursuites après presque cinq longues années, malgré les décisions claires et unanimes des tribunaux inférieurs, est alarmante. Dans de tels cas, c’est la procédure qui fait office de sanction, ce qui a pour effet de refroidir la liberté d’expression de tous les citoyens qui observent la situation. L’ADF International restera aux côtés de Räsänen et Pohjola à chaque étape de leur procès. Leur droit de s’exprimer librement est le droit de chacun de s’exprimer librement.

(Juhana Pohjola, aujourd’hui « évêque » d’une Eglise luthérienne finlandaise dissidente, est lui aussi toujours poursuivi, pour avoir publié en… 2004 un opuscule de Päivi Räsänen intitulé Homme et femme il les créa. Il a été acquitté en première instance en 2022.)

Au suivant !

Communiqué de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :

Suite à la « visite fraternelle » de nos deux séminaires par Monseigneur Jean Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes, l’hiver dernier, c’est le diocèse lui-même qui recevra une telle « visite fraternelle ». Début juin et début juillet : Monseigneur Antoine Herouard, archevêque de Dijon, rencontrera l’évêque, ses collaborateurs clercs et laïcs ainsi que ceux qui ont des responsabilités diocésaines. Je confie cette visitation à votre prière: qu’elle nous encourage dans notre mission d’annoncer l’évangile et qu’elle nous aide à renforcer notre communion missionnaire. +Marc Aillet Fait à Bayonne, le 27 mai 2024

Saint Augustin de Cantorbéry

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Saint Grégoire le Grand envoyant le moine Augustin en Angleterre, manuscrit du XIe siècle, British Library.

L’introduction de la fête de saint Augustin de Cantorbéry dans le calendrier romain en 1882 est un des éléments de la politique de Léon XIII vis-à-vis des anglicans. En 1870 il crée cardinal John Henry Newman, en 1896 il affirme dans Apostolicae curae que les ordinations faites selon le rite anglican « ont été et sont absolument nulles et sans valeur », en 1899 il nomme le grand moine anglais et premier historien de l’Angleterre Bède le Vénérable docteur de l’Eglise et fixe sa fête le 27 mai, veille de celle du premier évêque de Cantorbéry.

Le martyrologe dit que « son anniversaire est mentionné le 7 des calendes de juin », à savoir le 26 mai, et c’était et c’est le jour de la fête de ce moine bénédictin dans le calendrier monastique.

Le martyrologe de ce jour signale aussi notamment :

A Paris, saint Germain, évêque et confesseur, dont l’éminente sainteté, le grand mérite et les miracles éclatants ont été consignés dans les ouvrages de l’évêque Fortunat. A Novare, saint Bernard de Menthon confesseur, qui construisit sur le mont Joux, dans les Alpes, en Valais, un hospice et un monastère très célèbre. Le pape Pie XI l’a établi patron céleste, non seulement de ceux qui habitent les Alpes ou qui voyagent dans ces montagnes, mais aussi de ceux qui s’exercent à en gravir les sommets.

Français en Ukraine

Le commandant en chef des armées ukrainiennes écrit, après un entretien avec les ministres français et ukrainien de la Défense :

« Je salue l’initiative de la France d’envoyer des instructeurs en Ukraine pour former les militaires ukrainiens. J’ai déjà signé les documents qui permettront aux premiers instructeurs français de visiter bientôt nos centres de formation et de se familiariser avec leurs infrastructures et leur personnel. »

Il a ajouté qu’il espère que les autres partenaires occidentaux de Kiev se joindront à l’initiative de Paris.

En fait on sait depuis le début qu’il y a des instructeurs occidentaux, dont des français, en Ukraine, puisque c’est nécessaire pour faire fonctionner des équipements que les Ukrainiens ne connaissent pas. Mais c’est la première fois qu’on le reconnaît officiellement.

Reconnaitrons-nous bientôt que parmi les Français qui se battent en Ukraine certains sont des légionnaires en service ? Et saura-t-on combien ?

(Au même moment, Macron déclarait à Dresde : « Nous, les Européens, ne sommes pas en guerre avec la Russie »…)

Addendum. Rétropédalage du ministère ukrainien de la Défense: des discussions sur ce sujet sont toujours en cours avec la France et d’autres pays…

La persécution

Des pillards de l’Eglise du pouvoir, aidés par la police, se sont emparés hier de l’église de Berezdov, dans la région de Khmelnytskyï.

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L’association des épouses et mères des « défenseurs de Marioupol », c’est-à-dire des combattants nazis d’Azov capturés par les Russes, demandent aux autorités d’échanger leurs proches qui sont prisonniers en Russie contre des « agents de l’ennemi ». Parmi eux le père abbé de la Laure des Grottes de Kiev, le métropolite Paul, ainsi que « d’autres collaborateurs, traîtres, y compris les popes de Moscou ».

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Le métropolite Marc de Khoust et Vinogradov a consacré hier une nouvelle église à Osava, en Transcarpathie.

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La médiatrice russe pour les droits de l’homme, Tatiana Moskalkova, déclare qu’elle a proposé à l’Ukraine d’échanger deux prêtres catholiques contre deux prêtres orthodoxes en détention, mais que cet échange n’a pas été accepté. Elle a précisé qu’elle avait rendu visite à ces prêtres catholiques ukrainiens et qu’ils lui avaient eux-mêmes demandé un échange afin d’avoir la possibilité de voir leurs parents et amis plus tôt.

Il s’agit sans doute des deux prêtres gréco-catholiques arrêtés à Berdiansk en novembre 2022 pour des raisons qui n’ont pas été divulguées.

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L’archevêque Spiridon de Dobropolié a consacré hier une nouvelle église à Droujkovka, au sud de Kramatorsk, dans la partie de la région de Donetsk encore sous contrôle ukrainien. L’église est dédiée à saint Jean le Guerrier, dit aussi… saint Jean le Russe, un soldat de Pierre le Grand mort esclave des Turcs.

(Dimanche c’était le 100e anniversaire de la translation des reliques de saint Jean le Russe, à Evia en Grèce. Pour l’occasion, sa main droite, qui avait été conservée par une pieuse famille et avait été remplacée par une main en or, lui a été restituée par l’archevêque d’Athènes.)

Back in the USSR ?

Le ministre polonais des affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, annonce que les diplomates de l’ambassade de Russie, en dehors de l’ambassadeur lui-même, ne pourront désormais se déplacer qu’à l’intérieur de la région de Varsovie. Et les employés des bureaux consulaires russes verront leurs déplacements limités aux régions dans lesquelles ils travaillent.

Des mesures dictatoriales qu’on n’avait pas vues depuis l’époque soviétique, il me semble, en tout cas dans cette partie du globe.

Sikorski prétend que « des mesures similaires sont introduites séparément par chaque pays de l’UE ». Mais jusqu’ici je n’ai rien vu de tel.

Il est vrai que les déclarations absurdes se succèdent à un rythme effréné ces jours-ci. Par exemple le président estonien Alar Karis : « Nous ferons tout notre possible pour mettre la Russie et Poutine à genoux. » Mais l’aide militaire estonienne à l’Ukraine est tellement dérisoire qu’elle ne figure même pas dans les graphiques qui commencent à 1 milliard d’euros ou de dollars : elle va théoriquement atteindre 100 millions avec le nouveau paquet de 20 millions, mais une partie est payée par le Danemark… Et les forces armées estoniennes c’est 3.300 soldats…